La baisse du nombre des accidents de la route donne un coup de frein à l’activité des carrossiers. Mais le métier recrute toujours. Quatre diplômes préparent à cette profession.
« Mon père aimait les vieilles voitures qu’il entretenait. Tout jeune, je l’aidais. Je grattouillais la carrosserie. » À l’heure des choix d’orientation, David Faure n’hésite pas : il sera carrossier. Pas de chance : sa candidature est refusée au lycée voisin. « Par défaut, j’ai choisi la formation la plus proche : le CAP sellerie (sièges et garnitures pour voitures). »
David ne désespère pas. Il se rapproche de son but en préparant au lycée d’Étel (Morbihan) la mention aménagement et rénovation de véhicules spécifiques. Cela lui permet de se retrouver l’année suivante en CAP et BEP carrosserie, au centre de formation d’apprentis de Dinan. Il poursuit en bac pro et, dans la foulée, passe le CAP peintre en carrosserie. Soit sept ans d’études qui lui donnent une formation complète appréciée des garagistes. D’ailleurs, son maître d’apprentissage, la carrosserie Boscherie, à Montfort-sur-Meu, en Ille-et-Vilaine, l’embauche aussitôt.
Malgré les progrès techniques, le carrossier travaille toujours de ses mains. Ses outils : la batte, le marteau du carrossier, et le tas, un petit bloc de fer qu’on intercale entre la tôle et le marteau.
Les carrossiers sont de vrais chirurgiens esthétiques qui pratiquent des opérations délicates. Comme le passage au marbre.
Le métier peut perdre de son piquant quand il s’agit de changer une pièce. « On peut aussi, avec un simple bout de tôle, fabriquer une pièce manquante. Sur certaines voitures, de nouveaux matériaux font leur apparition, il faut utiliser d’autres techniques. »
Le carrossier doit savoir souder et posséder des connaissances en électricité, électronique, mécanique, pour démonter les airbags et les boîtiers de commandes. Enfin, le bon carrossier est plus que méticuleux : il est maniaque. « Une réparation ne doit pas se voir. »