« J’ai découvert le métier d’auxiliaire de vie grâce à un job d’été. Sitôt après les vacances, je me suis inscrite en formation. » Chaque été, les associations qui emploient des aides à domicile recrutent des jeunes motivés pour remplacer les personnels en congé. Profils recherchés : BEP carrières sanitaires et sociales et BEP agricoles services aux personnes. C’est le cas d’Angélique Chanteloup, embauchée dans sa ville, à Alençon, à l’Assad, l’Association de services et de soutien d’aides à domicile. « J’aimais bien travailler chez les gens. »
Les vacances passées, Angélique décide de rester dans le métier en préparant la mention complémentaire aide à domicile, en apprentissage, à Alençon. Son employeur est tout trouvé : l’Assad. Il la recrutera dans la foulée.
Chaque jour, Angélique se rend au domicile de cinq personnes âgées. Chez chacune d’elle, elle y reste une heure. « En fonction de leur âge, deux ont 89 et 90 ans, et de leur handicap éventuel (certains sont en fauteuil roulant), je les aide dans tous les actes de leur vie quotidienne : la toilette, le shampoing, le ménage, le repassage… Je prépare le petit-déjeuner, le goûter, le repas du soir en tenant compte des régimes. Le plus important, c’est aider les personnes handicapées à se lever et à se coucher. »
Angélique commence donc à travailler dès 8 h et finit à 19 h 15. « Pas question de tout faire à leur place ou de changer leurs habitudes. Les personnes doivent conserver un maximum d’autonomie. Je respecte leurs choix de vie. »
Le travail d’Angélique ne se limite pas à ces tâches ménagères. Même si elles restent la base du métier. Angélique prend le temps de discuter, d’écouter. « Certaines personnes nous font des confidences que leurs propres enfants ne connaissent pas. Je suis tenue au secret professionnel. » Angélique participe à des jeux qui développent la mémoire des anciens. Elle peut lire le journal ou expliquer une émission de télévision. Pour certains, elle est la seule visite de la semaine qui rompt leur isolement. « J’apporte mon sourire. Je dois être disponible. J’arrive toujours en amie. Je travaille dans l’intimité d’une personne. »
Angélique veille aussi sur la santé des personnes et sait comment réagir en cas de problème. Des liens se créent, au fil des visites. Jusqu’à la mort parfois. Un problème qu’a déjà affronté Angélique quand elle était en apprentissage. « Dans ce métier, il faut savoir prendre du recul. »
poste
lieu
contrat
entreprise
date
Auxiliaire de Vie Sociale (H/F) |
Aubervilliers, Épinay-sur-Seine, Argenteuil, Ermont, Sarcelles | CDI | 27/07/10 |
