Un chômage important, mais des besoins dans les métiers de bouche, de la métallurgie... Le marché de l'emploi doit s'adapter.
Vrai ou faux
On recrute dans le commerce.
Au 1er janvier 2009, le secteur du commerce rassemblait 842 établissements, soit 38,2 % des 2 206 entreprises du territoire contre 37 % au niveau départemental. Un poids important du commerce dans l'emploi salarié puisqu'au 1er janvier 2009, le commerce représentait 29 % de l'emploi salarié du territoire (3 738 soit 12 % de plus qu'en 2005) contre 24 % au niveau départemental. Les besoins d'emploi dans le secteur du commerce et plus particulièrement le commerce de détail sont importants dans le pays. Les difficultés de recrutements demeurent dans le secteur des métiers de bouche pour les grandes et moyennes surfaces (boulanger, boucher, charcutier), mais aussi pour les postes d'attachés commerciaux.
L'agroalimentaire est en baisse.
Le poids des industries de l'agroalimentaire dans l'activité industrielle est important. Ainsi, avec 54 % des emplois industriels, (11 % de l'emploi du territoire) elles représentent une des progressions les plus fortes de Bretagne depuis une dizaine d'années (+ 20 %). Par ailleurs, ce secteur connaît une évolution des process et des organisations conduisant à des exigences accrues de qualification. Les besoins sont réels en ouvriers non qualifiés de l'industrie, conducteurs de ligne ou encore agents et techniciens de maintenance.
Assez de main-d'oeuvre qualifiée.
Le tissu industriel est aussi constitué de petites et moyennes entreprises relevant des secteurs des industries des équipements mécaniques et de la métallurgie et transformation des métaux. Ces entreprises ont des besoins de main-d'oeuvres qualifiées sur des emplois peu attractifs malgré leur durabilité supérieure à la moyenne. Ce qui s'explique par une mauvaise image de ces métiers qu'il faut réussir à gommer. Des emplois sont proposés comme soudeur, métallier...
La restauration a peu de besoin.
Le secteur de l'hôtellerie-restauration sur le bassin d'emploi de Guingamp n'est pas en développement et n'est pas non plus en tension sur le pays de Guingamp. Il représente 4,7 % de l'emploi salarié sachant que plus de 90 % des établissements ont un effectif inférieur à neuf salariés. En restauration, le turn over est important, les salariés et demandeurs d'emploi recherchent des postes avec des horaires plus adaptés ou en collectivité.
La voie est dégagée pour le transport.
Au 1er janvier 2008, on dénombrait 97 entreprises de transports (4 % des établissements) pour un effectif de 1 056 salariés (5,5 % des effectifs) dont 16 % de femmes. Une activité en souffrance depuis la crise avec une augmentation du nombre de demandeurs d'emploi inscrits (+ 30 % entre 2008 et 2009) et une diminution considérable des offres d'emploi enregistrées (- 70 % entre 2008 et 2009). Ainsi, des regroupements sont en cours, comme les Transports Corre à Louargat, rachetés par le groupe Lahaye, et qui s'est traduit par la suppression de 67 emplois. Dans le même temps, les entreprises du secteur investissent moins avec une baisse significative de l'ordre de 25 %.
Un vivier d'emplois dans l'écoconstruction.
Dans le bâtiment, des besoins de renouvellement des actifs sont réels surtout sur le gros oeuvre. Reste à gommer les difficultés de mobilité et d'accès à la formation. D'autant qu'il y a une multiplication des chantiers de rénovation avec l'arrivée de l'éco-prêt pour les ménages, l'augmentation des installations d'énergies renouvelables, des constructions économies en énergie. Les enjeux sont dans l'adaptation du marché de l'emploi à la demande future car un grand nombre de formations n'intègrent pas encore les questions d'efficacités énergétique et les entreprises peinent aujourd'hui à embaucher du personnel qualifié.